Après la corruption de la partition /var de mon système Debian après seulement 18 mois d'utilisation, il m'est apparu clair que si les disques SSD sont plus rapides, ils sont aussi beaucoup moins fiables que les disques physiques.

Par ailleurs, l'installeur Debian ne positionne absolument pas les options nécessaires et recommandées sur les partitions créées sur un disque SSD. Il faut donc tout faire à la main: et quand on installe correctement son système sur plusieurs partitions, ça fait du travail en plus ...

J'ai donc ajouté les options suivantes à ma seule partition ext4 utilisée sur le disque SSD:

  • noatime: Afin d'éviter d'écrire la date du dernier accès en lecture en l'absence d'écriture (fichiers et répertoires).
  • discard: Pour activer le TRIM qui permet d'améliorer les performances du disque SSD (la plupart des disques SSD supportent cette "technologie").
  • commit=600: Ne valider les données sur le disque que toutes les 10 minutes.

Enfin, j'ai ajouté le classique errors=remount-ro qui monte la partition en lecture seule en cas de problèmes.

Vous l'aurez compris, chez moi le reste du système et des données est maintenant installé sur un disque physique ! D'où l'intérêt d'avoir un portable avec deux disques à l'intérieur.

Je n'utilise désormais le disque SSD que pour archiver chaque semaine certaines données importantes de mon disque physique ; dans l'hypothèse d'une défaillance de celui-ci.

Évidemment, si vous installez tout votre système sur le disque SSD, il y a beaucoup d'autres réglages à faire, comme par exemple placer /tmp dans la RAM, utiliser le swap le moins possible, déplacer le cache du navigateur dans /tmp, ..., bref on peut y passer sa journée et on est alors très content d'avoir investi dans un disque SSD sour Linux !!!

Vous trouverez plus d'information sur l'optimisation des disques SSD sous Linux sur le Wiki Debian.